30.06.2009
Second Life : mythe ou réalité virtuelle ?

Les mondes virtuels et particulièrement « Second Life » font débat en France et dans le monde anglo-saxon. Après avoir fait l’objet de toutes les attentions, la crise aidant, le monde de la communication a semblé laisser de côté l’univers virtuel crée par Linden Lab pour revenir à des supports de communication plus dans le vent, ou dans le sens du buzz.
Là est d’ailleurs peut-être une des clés de l’analyse de la situation actuelle connue par le métavers en France. En effet, en cantonnant les univers virtuels au rôle de « supports de communication » ou de « chambres d’écho » marketing, on en a sans doute oublié l’essentiel : sous le clavier se cache bien un nouveau monde !
Voilà pourquoi, depuis quelques mois, on assiste à une reconquête du métavers autant par des communautés passionnées que par le monde de l’éducation et de la recherche.
Une croissance en devenir
La transparence exige d’abord de préciser que Second Life n’a pas fini sa croissance. Autant sur le plan technologique que stratégique, l’entreprise de San Francisco se doit donc de faire évoluer son graphisme mais aussi de simplifier son mode d’exploration, comme l’accès à sa plateforme.
Là, les travaux lancés par Philip Rosedale portant sur un nouveau viewer, mais surtout l’appel à des compétences internes autant qu’externes, laissent imaginer de fortes améliorations. Côté ouverture, il faudra alors imaginer autant un mode d’accès simple mais fortement sécurisé qu’un développement potentiel vers le monde des Opensims, du Libre en quelque sorte…
Mais au-delà de cette révolution culturelle, les mondes virtuels dont Second Life, mais surtout leurs utilisateurs – qui en sont les principaux acteurs et utilisateurs, se doivent de raisonner désormais en termes d’usage. On notera que lorsque ce fut fait, le succès fut, notamment pour des espaces ludiques, au rendez-vous. Les communautés de « role-playing » et passionnés de reconstitutions historiques ont ainsi depuis longtemps trouvé leur bonheur dans le métavers.
Vers le v-learning ?
Développer les usages, le monde anglo-saxon semble avoir largement compris l’importance du défi à relever. Les implantations d’universités, de campus, mais aussi de cours se multiplient.
Leaders dans leur domaine, le département de Chirurgie Dentaire de l’Université du Maryland et l’Université Case Western ont ainsi choisi de faire de Second Life, un espace d’entrainement lié aux bonnes pratiques d’hygiène dentaire. Cet exemple parmi d’autres vient conforter les expériences de v-learning développées par IBM. Ainsi l’entreprise a-t-elle, en liaison avec Linden Lab, publié une étude de cas pourtant sur le retour sur investissement réalisé lors d’un meeting annuel de l’Académie de Technologie du groupe rassemblant 200 participants.
Un retour estimé à 320 k$ pour un investissement de 80 k$, sur la base des économies réalisés en frais de transport et logement, mais aussi sur les gains de productivité (les salariés pouvant continuer à travailler lorsqu’ils n’étaient pas in-world). Surfant sur cette vague, des entreprises américaines développent désormais des îles consacrées à l’organisation « clé en main » de séminaires de team-building, travail collaboratif ou formations.
Gaming or not gaming ?
Le développement de Second Life se poursuit donc, où plutôt s’agit-il sa croissance ! Ainsi même sur le plan sémantique, si Linden Lab a longtemps tenté d’expliquer que « Second Life » n’était pas qu’un « jeu », l’explosion des « serious gaming » pourrait également relancer l’intérêt du monde de l’entreprise pour le métavers. En effet, où donc organiser plus facilement des séances de « jeux de rôle » orientées RH, Marketing ou Vente que dans des univers dédiés à cela ?
Où donc apprendre plus facilement une langue étrangère que confronté, dans un monde virtuel à des « native speakers » évoluant dans une rue reconstituée de Dublin, de Madrid ou d’ailleurs ?
Profitant du développement qualitatif du son et de la voix, de nombreuses institutions et écoles ont déjà compris cela.
Des données à prendre en considération
Au-delà des quelques faits évoqués ici et figés dans le temps, de récentes données chiffrées viennent à minima relancer l’intérêt à porter sur les mondes virtuels. On en retiendra trois.
15 milliards de minutes : C’est le chiffre de minutes de services vocaux consommées dans Second Life durant les douze derniers mois, soulignant ainsi l’adoption rapide de la VoIP par les usagers. A titre comparatif, il a fallu 5 années à Skype pour attendre les 100 milliards de minutes.
L’institut Nielsen vient de publier une étude faisant de Second Life le second jeu installé sur PC aux USA. Lorsque l’on sait que les tendances américaines finissent généralement par toucher l’Europe, on se doit d’en tenir compte.
54 % : C’est selon l’étude « Real Kids in Virtual Word » réalisée par E-marketer, le pourcentage d’enfants (de 3 à 11 ans) américains qui se tourneront d’ici 2013 vers les mondes virtuels alors que le nombre d’adolescents poursuit lui-aussi une croissance régulière.

Alors bien sûr, il ne s’agit là que de quelques données, néanmoins, tout observateur des évolutions technologiques et des usages se doit de les prendre en considération avant de suivre les tendances qui pourraient se dessiner. Quelques mois avant l’explosion du web, certains ne se moquaient-ils pas des « jeux » inventés par quelques chercheurs californiens ? Quoique l’on en pense, les mondes virtuels et les espaces de dématérialisation ont un avenir. Il s’écrit au jour le jour.
Le 18 mai dernier, Second Life plaçait son 6ème anniversaire sous le signe d’un futur, plus que jamais à imaginer. Voici donc clairement de nouvelles frontières à dépasser surtout à l’heure où l’on évoque la relance économique par le web 2.0, ses réseaux sociaux et ses applications.
Stéphane Bourhis est consultant en communication. Après quelques années d’implication au sein de collectivités locales, il a choisi de créer sa propre structure. A la tête de Red-Act, il développe des solutions de contenus rédactionnels sur mesure et mène une veille sur le développement des outils et supports de communication 2.0 (Facebook, Twitter, Réseaux sociaux). Il découvre Second Life en 2006/2007 et y encadre depuis une présence régionale à vocation informative, culturelle et touristique. Son blog : www.redact.fr
08:20 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : redact, redacteur, second, life, e-alsace, alsace, strasbourg |
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25.06.2009
Spot radio : un travail de rédactionnel aussi….
Résumer en 15, 20, 30 secondes l’essence d’un message publicitaire et le rendre impactant. Ce défi, c’est aussi cela d’un rédacteur. En partenariat avec les clients, les radios locales, il s’agit d’inventer un scénario et de la développer.
Chaque mot est choisi, pesé, pour son sens et son audibilité. En effet, lorsque l’on est en voiture, chez soi ou en train de faire du jogging, l’attention n’est pas la même, or le message doit passer.
Là encore, une bonne règle résume l’ensemble, celle des 5W (who, what, where, when, or why) anglo-saxonS ; globalement : qui, quoi, où, quand, pourquoi !
En utilisant un vocabulaire oral, il vous faudra suivre 5 rêgles fondamentales :
1) Rechercher l’idée ou l’impact : on analyse, on invente.
2) Penser le spot : un ou plusieurs personnages, quel ton, quel rythme.
3) Raconter une histoire : rapidement, il faudra prendre l’auditeur par la main et le guider
4) Respecter les impératifs : le message s’inscrit dans un temps et une ambiance donnée, on trouvera donc l’équilibre.
5) Bonjour Micro : même si c’est un professionnel qui l’enregistrera, un bon rédacteur s’essayera à la diction et au prononcé de ses phrases pour convaincre son client.
Tout le monde est content ! On passe à l’aspect technique, donnez votre avis. Allumez le poste, il passe là… et c’est vous qui l’avez fait.
Red-Act réalise régulièrement des scénarii de spots radio pour des entreprises situées en Alsace et Lorraine. Alors de Strasbourg, Colmar, Mulhouse, Nancy ou Metz, n’hésitez pas.
09:32 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : spot, radio, création, rédaction, alsace, strasbourg, colmar, mulhouse, redacteur |
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19.06.2009
Elections Européennes : le poids du web et d'internet
Nous avons déjà traité sur notre blog, le recours aux NTIC en matière de campagnes électorales. D’Obama sur Second Life aux blogs, le web tisse sa toile, orserions-nous dire. Les résultats des dernières élections européennes, revus et non-corrigés par un sondage IFOP viennent confirmer l’impact du média Internet.
Outre l’utilité du net, exprimée par l’ensemble des sondés, une majorité conséquentes des personnes interrogées a désigné Internet (56%) comme étant le média impactant devant la télévision (50%), la radio (47%), la presse écrite nationale (44%), la presse écrite régionale (40%) et la presse gratuite (27%).
L’échantillon utilisé de 971 personnes inscrites sur les listes électorales, confirme aussi qu’il n’y pas de divergences entre les origines politiques et le recours à Internet
"Les scores d'utilité oscillent entre 52% parmi les électeurs du Front de Gauche et 64% chez ceux de l'UMP. Les électeurs des listes socialistes et de celles d'Europe Ecologie se situent en milieu de tableau : 56% des premiers jugent internet utile, de même que 58% des seconds", "Les électeurs du MoDem et du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) expriment une opinion relativement proche de celle de ceux de l'UMP, 62% d'entre eux ayant trouvé internet utile pour faire leur choix", précise encore l'étude.
Durant la campagne, un tiers des sondés est ainsi allé sur la Toile pour "rechercher des informations sur l'actualité politique", 22% pour faire des recherches sur les candidats, 21% sur les programmes et seulement 14% pour "visionner une vidéo politique" ou 6% seulement pour exprimer son opinion dans le cadre de débats.
Quelles leçons en tirer ?
La première est sans doute la pertinence du média internet comme vecteur direct d’informations politiques. La seconde consistera à savoir si le net est « faiseur de roi », créateur d’ambiances ou simple « chambre d’écho » des réalités sociales. Dans tous les cas, le web confirme si besoin était son rôle au cœur de la cité. Les politiques devront intégrer cette réalité, tout comme celle des réseaux sociaux et de leurs relais au coeur du web.
L'enquête intégrale est disponible ici
Crédit Photo : Nikolai Sorokin - Fotolia.com
13:01 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : internet, communication, politique, strasbourg, alsace, web, sondage, ifop, élections, europeénnes |
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18.06.2009
Bing : le moteur de recherche de Microsoft et l’Alsace…
Microsoft aime-t-il l’Alsace ? On peut en rire mais si l’on se souvient de la version de Microsoft Office en alsacien, les amateurs auront noté depuis quelques jours que Bing, le moteur de recherche de Microsoft, celui là même qui part à l’assaut du géant Google, offre en première page la vue d’une « escadrille » de cigognes parcourant le ciel. Faut-il y voir un signe ! Allez, osons.
Plus sérieusement, le nouveau moteur de recherche du web, Bing, fait terriblement parler de lui depuis qu’un article du New York Post évoque la peur de Google.
Si l’on doit sereinement penser que Bing grignote actuellement des parts de marché à Google, il faudra cependant attendre un peu pour débouche champagne ou soda ! Passé l’effet « curiosité » on en saura donc plus.
Pour les Geeks, il y a quelques jours, ZDNET proposait un comparatif entre les deux moteurs. A voir ci-contre : Bing contre Google : quel est le moteur le plus performant ?
Source : Red-Act
08:13 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bing, google, alsace, strasbourg, humour, ntic, web 2.0, redact, redacteur, alsace. |
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17.06.2009
Armées, gouvernement, industries, l'Amérique à la conquête d'une "nouvelle dimension" sur Second Life
Découverte hier du « Federal Consortium for Virtual Worlds » ! Derrière cette structure et son blog, de nombreux intervenants et un descriptif clair et transparent : « it consists of members from government (federal, state & local, & international), academia, and corporate sectors. The Consortium supports individuals and organizations to improve government collaboration through the use of virtual worlds to enrich collaborative online experiences. It provides a venue to share best practices and lessons learned for the collaborative use of virtual worlds, address common challenges, and create structures to share resources » !
On y retrouve donc des honorables correspondants d’Universités américaines prestigieuses, mais aussi de l’US Air Force, de l’US Navy, de la Nasa, de différentes structures militaro-industrielles, du Secrétariat de la Défense et du Secrétariat d’Etat au cœur d’une structure qui encourage le développement de pratiques et d’usages « in world »
Une vidéo à regarder jusqu'au bout
D’excellents powerpoints sont mis à disposition sur le site et l’on remarque, dans les thématiques, une envie et un effort d’investissement dans « Second Life » … Les intitulés des conférences achèvent de nous faire comprendre que l’affaire est sérieuse. Tant mieux pour le métavers.
On sait que la thématique de la "New Frontier" est typiquement américaine. On notera donc que les institutions américaines ont donc clairement décidé de partir à la conquête de SL sans doute dans des "sims" en partie confidentielles. Ces agences donnent une fois de plus un signal fort.
Et en Europe ? On en pense quoi ?
07:11 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : second, life, alsace, france, usa, us army, armées, web 2.0 |
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13.06.2009
Art réel, Mondes virtuels : Patrick Moya, un artiste sur Second Life.
Présente-t-on Patrick Moya ? L’exercice est difficile, car plus que présenter un artiste, il faut en général le rencontrer. Présenter, c’est ainsi en art comme en nouvelles technologies, déformer, traduire. Autant de raisons pour vous inviter à lire cet entretien avec un pionnier de l’art sur Second Life avant d’aller découvrir vous-même l’un des îles qu’il occupe dans le métavers.
Photo : Jean-Charles Dusanter
(Photo © jch dusanter )
Red-Act : Patrick Moya, les Strasbourgeois eurent l’occasion de vous découvrir à St’art, le salon d’art contemporain de la capitale européenne où vous présentiez, dès 2007, un certain nombre d’œuvres d’art réelles, mais surtout d’autres exposées sur l’une de vos îles situées dans les mondes virtuels. Pour l’occasion, vous présentiez, en fait, Second Life en live. Comment vous est venue cette idée de conquérir une nouvelle dimension ?
Patrick Moya : J'ai commencé par travailler sur un ordinateur avec le Thomson MO5 dans les années 80 pour créer mes premières images numériques puis j'ai utilisé Cinéma 4D pour les images de synthèses. J’avais créé avant Second Life un petit univers Moya en 3D dans lequel j’avais tenté de vendre des œuvres virtuelles dont le collectionneur était censé conserver une trace grâce à un film sur CD car je n’avais pas les moyens techniques de rendre l’univers accessible en direct. Donc tout naturellement je me suis précipité dans Second Life car c'est ce dont j’avais rêvé: un univers où l'on peut tout créer soi même et à la fois accessible pas tous en direct.
En plus, je rêve depuis mes études à la villa Arson à Nice, de1970 à 1973, de devenir une créature plutôt qu’un créateur – mes premières tentatives ont consisté à me mettre en scène en direct dans une pseudo émission de télévision, retransmise d'une camera vidéo noir et blanc de l’époque à un moniteur qui se trouvait dans un amphithéâtre. Cette expérience avait pour but d'enlever toute possibilité d'histoire de l'art et de superposer l'image de la créature sur celle du créateur sans laisser le temps au créateur d'apparaître.
Avec Second Life je suis enfin devenu la créature à l’intérieur de l'œuvre – je vis dans mon œuvre, j'y travaille presque la moitié de mon temps et j'y habite.

Aujourd’hui, vous avez plus que jamais investi avec plusieurs sims, un musée virtuel et vous cheminez sous la forme d’un avatar. Vous êtes aujourd’hui l’artiste mondialement connu le plus présent dans cet univers. Second Life constitue-t-il pour vous un nouveau média, un nouveau monde ou un moyen d’exprimer encore plus votre personnalité
Patrick Moya : Comme tout nouveau média, il est une étape de plus dans le rapprochement de l'artiste et du spectateur mais aussi dans l'immersivité de plus en plus grande du spectateur dans l’œuvre (si on peut encore parler d’œuvre) et bien sûr dans l’ubiquité, instantanéité entre la création et sa diffusion.
Justement, si vous deviez vous définir. Que diriez-vous de vous ?
Patrick Moya : Je ne suis pas un peintre ou un sculpteur ni un artiste d'art contemporain mais simplement un artiste. Mon travail ne consiste pas à explorer un médium spécifique mais le médium en général. Donc tout média est intéressant pour moi – j'ai été un lecteur assidu de Marshall Mac Luhan et toute ma réflexion pendant mes études d’art est partie de là : le message c’est le médium. L'art évolue plus par le médium qui le transmet que par les choix des artistes.
Concernant Second Life, quels conseils donneriez-vous à des artistes contemporains ? Doivent-ils s’emparer de SL pour le coloniser ? Doivent-ils développer des ateliers virtuels et s’y faire connaître ?
Patrick Moya : Je pense que Second life ou du moins le futur web 3D va créer ses propres artistes – pour un peintre ou un artiste qui ne traite que d'un médium particulier comme la peinture ou la sculpture ou l’installation et qui base sa réflexion uniquement sur la mise en scène de son médium, ça ne peut avoir qu’un intérêt publicitaire, comme un site internet.
Seuls des artistes qui ont déjà une réflexion sur le médium en général peuvent trouver dans Second Life non pas matière à s’exprimer mais plutôt un univers où habiter – ce n'est plus l'artiste qui est habité mais l'œuvre qui devient habitée par l’artiste…..
On sait que vous vivez à Nice où l’on peut également croiser Ben Vautier. Si vous ne l’avez pas encore décidé à venir sur Second Life, vous hébergez par contre Christian Sinicropimoya, le chef deux étoiles du restaurant La Palme dOr de l'hôtel Martinez à Cannes dans son espace de réflexion (sa cuisine virtuelle), là encore, est-ce un happening, y’at-il un message plus profond ?
Patrick Moya : J'ai rencontré Christian Sinicropi car il m'a choisi pour l’une des 100 couvertures, pièces uniques d’artistes réalisée pour le centième numéro du guide Michelin : c’est un passionné d'ordinateur et aussi de 3D comme moi.
A la suite de notre rencontre, il est tombé dans Second Life au point que c’est maintenant lui qui construit sa cuisine virtuelle ou plutôt son espace de réflexion – il est souvent là le soir très tard pour peaufiner et quand j’ai des visiteurs, on monte le voir dans sa cuisine.
L'autre jour, il était à Moscou pour un festival culinaire mais il a réussi à venir quand même sur SL depuis sa chambre d'hôtel. C'est effectivement un nouveau type de happening mais par contre je ne me pose pas la question du message.
L'art est un cas d'école mais il n’est pas fait pour éduquer ni pour dire quelque chose d'utile – il dit simplement comment un homme, en l'occurrence l’artiste, passe à travers un médium, dans ce cas Second Life.
Peu importe que ça soit intéressant ou non – c est au professeur de transformer ce cas d'école en message. Pour certains, ça sera négatif et pour d’autre positif.

Entre Nice, votre atelier et SL, trouvez-vous encore le temps de créer ? Quelle sera votre actualité des prochains mois ?
Patrick Moya : Mon personnage peint est né de la 3D. Ses formes sont celles qui étaient possibles avec un logiciel 3D du moment. Ensuite, j'ai repris le personnage en peinture avec le style de lumière de la 3D et ce que je fais en peinture a souvent un rapport avec mon travail sur d’autre médium. Mais je peins moins depuis SL - je me force quand même, surtout pour des raisons financières, car posséder plusieurs sims a un coût qui finit par dépasser le loyer d’un appartement – Heureusement, on a plus de place et j'ai quelques partenaires comme l’hôtel Martinez ou les montres suisses Saint Blaise qui m’apportent un soutien financier.
Et depuis quelques jours, la Franco-Anglaise d'assurance qui est à Nice et Monaco, me sponsorise deux nouvelles iles pour créer un nouvel univers.
Concernant l'actualité, je prépare plusieurs expositions simultanées à Marseille en octobre dont une partie parlera de Second Life puis en novembre à Metz à la Shimoni gallery puis à Monaco (festival international du cirque), et des interventions à Monaco, Zurich et peut être Hong-Kong.
On fête cette année l’anniversaire de la disparition de Salvador Dali ! Pensez-vous que s’il était vivant, il aurait aimé Second Life ?
Patrick Moya : Dali certainement car il a beaucoup réfléchi sur les moyens techniques d'entrer dans les images - la vision binoculaire et les hologrammes - donc sur les possibilités de dépasser les limites de l'image peinte.
Vermeer aussi aurait aimé Second Life : c’est en quelque sorte une camera obscura géante dans laquelle l’artiste peut se promener.
Lorsque Vermeer représente pour la première fois l'artiste de dos dans l’œuvre, il préfigure l'entrée de l’artiste dans l’image …
Entretien exclusif réalisé pour Red-Act. Libre de Droits sous réserve de la mention de la source et de liens vers celle-ci et les sites de l’Artiste.
09:03 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : patrick, moya, second, life, art, artist, french, france, nice, strasbourg, redact, redacteur, sl |
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12.06.2009
Portugal, un président de la République sur Second Life.
On connaissait la Portugal pour sa capacité à permettre la découverte de nouveaux mondes. On pense ainsi immédiatement à Vasco de Gama et à sa découverte des Indes. Depuis quelques jours, il faut compter avec le Président de la République portugaise qui vient d’inaugurer un espace étonnant et qualifié.
Après la campagne vive de Barack Obama dans le métavers, l’installation d’ambassades virtuelles, cette nouvelle confirme le retour de Second Life ou tout au moins un véritable stratégie de découvertes des « possibles » permis par le métavers.
Du Brésil, du Cap Vert, du Portugal, de nombreux messages sont venus combler la Présidence et la soutenir dans sa volonté de faire flotter le drapeau portugais dans de nouveaux univers. Une vidéo exceptionnelle vient porter l’événement largement mise en valeur sur le site de la Présidence.
Article libre de droits sous réserve de mention de la source : Red-Act
08:19 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : second, life, alsace, france, portugal, présidence, président, république |
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A vos marques, prêt, feu, Facebook
Pourquoi serez-vous sur Facebook au réveil, ce samedi ?
Parce qu’à partir de Samedi, 6 h 01, Facebook vous offrira la possibilité de simplifier votre URL sur ces réseaux. Cet identifiant sera votre signature et les premiers arrivés seront les premiers servis. Au-delà de « l’adresse personnelle » promise par une campagne bien rôdée, ce gigantesque moment « d’url rewriting » permettra à Facebook de partir sérieusement à l’assaut de Google et des moteurs de recherches. Il se pourrait même alors que votre « page facebook » se positionne devant vos sites et autres blogs.
On l’aura compris, l’objectif de Facebook n’est pas de toucher forcement le particulier mais bien d’inciter les marques à venir ouvrir leur page et protéger leur nom. Pages de fans devront donc être protégées et peut-être reprises en main par les entreprises qui pourront faire entendre leur droit par un formulaire . Rendez-vous 6 h 01 ! Samedi 13 juin alors.
Et relisez notre note sur le sujet "Facebook".
07:50 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : facebook, alsace, strasbourg, france, colmar, mulhouse redacteur, rédacteur |
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11.06.2009
Le Monde évoque Second Life
"Web-évangéliste" disait récemment de moi un amateur de TIC en Alsace. L'habit ne fait pourtant pas le moine, même s'il paraîtrait que j'aurais ce petit travers concernant Second Life. Autant vous faire partager une brochette d'articles sur le sujet dont un "signé Le Monde".
Intelligence Artificielle : Le Monde évoque Second Life
Diplome : le Bryant & Stratton College, institution renommée a procédé à la remise de ces premiers diplomes à des étudiants ayant suivi des cursus SL
07:52 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : second, life, alsace, strasbourg, cci, redact, red-act, redacteur, communication, conseil |
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06.06.2009
Strasbourg : De quoi Mylène Farmer est-elle le nom ?
En remplissant le Zénith de Strasbourg Europe pour la première fois depuis sa création, l’ange roux de la musique francophone a réalisé un premier exploit. En doublant la mise le 6 au soir, Mylène Farmer confirme le succès d’une tournée presque discrète, n’en seraient les concerts remplis et la réussite d’un spectacle professionnel et taillé sur mesure.
Peu de personnes se souviennent qu’en dehors d’un passage à ses débuts dans une discothèque du Nord de Strasbourg (Le Chalet, eh oui) et d'un concert en 1989, il s’agissait là d’un de ses premiers rendez-vous avec le public strasbourgeois. Un rendez-vous particulièrement préparé et affiné.
Depuis plusieurs mois ainsi, l’une des dates était complète et l’autre en passe de l’être.
Une scène surréaliste
Hier soir, le décor s’illumine vers 21 h 30. Un décor surréaliste fait de mannequins blancs, séduisantes silhouettes, et de géants cadavériques, veilleurs d’un temple naturellement scénique. Un décor qui n’est pas sans faire penser à Salvador Dali, ses mannequins de Figueras et justement certaines de ses représentations d’une mort souvent vivante et finalement rassurante.
L’univers Farmer, mélange « darko-romantique » s’empare d’une foule conquise d’avance. Alternant nouvelles chansons et grands succès, Mylène Farmer déroule une scénographie forte faite également de grands moments d’émotions et de partage avec un public qui reprend à la perfection l’ensemble de ses chansons.
Dans la fosse ou dans les tribunes, le public vibre au rythme de ses classiques revisités par des musiciens et danseurs en grande forme. Il s’emballe pour « Libertine », la suit dans cette invitation à une douce forme de «Dégénération » et réclame de l'Amour XXL. Derrière l’égérie, des images défilent portées par effets visuels optimisés.
Dans ce culte des corps en vidéo, on croit percevoir des allusions aux grands maîtres de l’art et de la sculpture. Claudel, Rodin, Maillol, Paul Belmondo… et ressentir dans la mort omniprésente l’influence d’un Dürer postmoderne. Car au-delà des sons, Mylène Farmer est aussi un média, elle véhicule un message, d’esthétiques valeurs que chacun reçoit à sa façon.
Des grands moments myléniaques
Yvan Cassar est là aussi, il l’accompagne divinement au piano. Architecte musical, il est à l’origine de l’écrin sonore qui permet à l’artiste d’aller à la rencontre son public. Celui-ci s’enflamme et communie.
Portée par la musique, habillée par les décors et sublimée par les tenues nées de l’imagination créatrice de Jean-Paul Gautier, la belle se fait rock, techno, sensible et parfaite jusqu’à ce final où elle s’en va, telle une Athéna moderne cheminant vers l’Olympe.
Le public reste là. Témoin de bien plus qu’un concert. D’une rencontre en fait, qui lui donne envie de revenir, de prolonger l’instant ou d’échanger encore et toujours avec celle qu’il salue : Mylène...
NB : Certains souriront peut-être en lisant, mais il ne fait nul doute que le concert vécu hier soir à Strasbourg restera comme l’un des grands moments du Zénith. Une célébration festive donnée par une artiste incontournable et rare que l'on aimerait ici rencontrer.
On découvre d'autres aspects sur www.mylene.net, le site référence.
Article libre de droits sour réserve de la mention de la source : www.redact.fr
09:02 | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : mylène, farmer, strasbourg, concert, 5, 6, juin, zenith, redacteur, red-act |
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